bulledesavon

Une porte ouverte...

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Depuis l'incident de vendredi dernier, ma psychose des portes est réapparue...

Ce matin, je suis retournée dans cette salle avec la peur au ventre...
Je sais, c'est stupide... mais je ne peux pas contrôler cette crainte, cette angoisse...

Cela ne se reproduira certainement pas... Mais j'ai cette image de la porte qui reste fermée malgré les tentatives de M. pour l'ouvrir...

Autour de moi, ma hiérarchie en rie encore et n'oublie pas de me rappeler chaque matin qu'il est interdit de fermer à clef la porte de la salle de classe... Je souris d'une façon très crispée et je leur réponds ironiquement que pour ma part, cela ne m'amuse pas du tout...

En fait, mes histoires avec mes portes remontent à l'année où j'ai fait mon année de stage à Carcas*.

L'incident s'est déroulé un jeudi soir, alors que je rentrais du club cinéma, que nous avions élaboré, à 4 stagiaires, pour répondre aux exigences de l'IUFM...
Je me suis retrouvée tétanisée face à ma porte avec trois marques de pied-de-biche et des morceaux de bois un peu partout devant celle-ci... Sur le moment, j'étais contente que mon père ait rajouté ce second verrou lorsque je m'y suis installée car cela avait certainement empêchait l'ouverture de la porte... Mais ensuite, j'ai totalement paniqué... un peu comme vendredi dans ma salle de classe... Je ne savais plus quoi faire, ni quoi penser... J'ai appelé A. en étant sur mon palier, devant ma porte... Mes propos étaient incohérents... Elle m'a juste indiqué d'appeler la police pendant qu'elle arrivait et qu'elle appelait trois personnes afin de déménager quelques unes de mes affaires dans l'appart de J., le temps que je reprenne mes esprits et réfléchisse calmement à une solution...

Une fois le coup de fil terminé, j'ai enfin réalisé que l'on avait tenté de s'introduire chez moi, mais sans succès... Cela m'a semblé très bizarre, puisque cette porte me semblait très facile à ouvrir... J'en ai donc conclu que je devais déranger dans ce quartier, un peu particulier... Je me suis enfin décidée à rentrer chez moi. Clic. L'ampoule a grillé juste ce soir là... B*** de m***... Je suis totalement perdue et mes idées s'embrouillent... J'ai ensuite, tout de même, réussi à appeler la police afin de signaler la tentative d'effraction et de savoir qu'elles étaient les démarches à suivre... Ils devaient passer sur place pour constater les choses... Il m'a fallu plus de dix minutes pour arriver à leur donner mon adresse...

Les policiers sont arrivés un peu plus de trente minutes après mon coup de fil. Ils ont constaté la tentative d'effraction et m'ont demandé de repasser le lendemain afin signer ma plainte pour pouvoir la faire parvenir à mon assurance et mon agence. Je leur ai ensuite demandé ce qui allait se passer, tout en sachant bien qu'il n'y aurait aucune suite... Il s m'ont gentiment expliqué que rien ne saurait fait.... J'ai rajouté de façon ironique :
    "De toute façon, je n'habite pas le bon quartier... Cela ferait une mauvaise pub à la cité puisque les gens passent dans cette rue pour s'y rendre... Et ce quartier est un peu particulier... Il est donc préférable que je déménage rapidement car je dois déranger ici..."
Ils ont simplement acquiescé de la tête...

Ils m'ont juste demandé si je n'avais pas entendu ou vu quelque chose que je n'aurai pas dû, si je n'avais pas eu un problème avec un de mes voisins...
Je me suis mise à réfléchir et j'ai repensé à tous les petits incidents qu'il y avait eu dans cette rue...
D'abord la bagarre juste sous mes fenêtres...
Ensuite, ces échanges de substances illicites dans la voiture rouge en face de la fontaine... Cette dame qui portait une tenue ultra courte le soir... Mon voisin qui avait une nouvelle voiture chaque dimanche matin... Cette femme qui m'avait gentiment expliqué, au bout de mon second jour dans cet appart, que si ma voiture passait une nuit de plus dehors, je ne la retrouvais pas le lendemain...
Je leur ai répondu que non, je ne voyais pas du tout...

Le soir, j'ai passé la nuit chez une amie afin de me tranquilliser un peu l'esprit... Mais dès le lendemain, j'ai décidé de retourner dans mon appart...
Ce ne fut pas simple... Le moindre bruit me faisait sursauter... Je n'arrivais à y dormir qu'au prix d'avoir mis une table devant la porte. Sur la table j'y posais en équilibre une chaise et deux casseroles... afin que si quelqu'un tentait de forcer ma porte, je sois réveillée par le bruit de ces objets tombant sur le sol... En fait, à chaque bruit suspect, je paniquais...

Suite à cette première nuit très très courte, ma décision était prise : je devais vraiment déménager au plus vite et je ne pouvais pas attendre le délai des trois mois de préavis... Il fallait trouver une solution ! J'ai donc ressorti le dossier sur la location de mon appart.
Grâce à une mauvaise gestion de mon agence, des papiers que je n'avais jamais reçu et à un petit scandale, je suis arrivée à négocier un tout petit mois de préavis et à avoir la promesse écrite que j'allais récupérer ma caution dans son intégralité... Heureuse d'avoir négocié tout ceci et trouvé mon nouvel appart en un jour, j'ai décidé de trouver un stratagème pour signaler que je déménageais et que donc, il était inutile de continuer de déposer, tous les jours, des petits morceaux de bois devant ma porte... 

L'occasion de le signaler se présenta très vite...
Alors que je rentrais de la cité avec A., j'ai croisé la dame qui m'avait conseillé de garer ma voiture ailleurs. Je l'ai tout d'abord saluée. Elle m'a demandé si tout allait bien. Je lui ai répondu qu'en ce moment, j'étais un peu stressée car je déménageais à la fin de la semaine... Suite à cette discussion, je n'ai plus jamais retrouvé un seul morceau de bois...

 
Donc, cet incident où je me suis retrouvée enfermée avec mes élèves dans une salle à réveiller la peur que l'on force ma porte...
Chaque soir, c'est le même scénario... Je vais sur la pointe de pieds jusqu'à ma porte d'entrée, j'ai le coeur qui bat très fort... Je vérifie que la porte est bien fermée... Ensuite, je me recouche et à chaque bruit, je sursaute et je me demande si j'ai vraiment bien fermé la porte... Pour le moment, je résiste encore de mettre des objets devant ma porte... 

Mais combien de temps encore...

Chacun a ses peurs... Et vous, quelles sont vos peurs ?

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Encore et toujours du chocolat...

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Je ne cache plus ma très grande passion pour le chocolat...

Lorsque je vais faire mes courses, le passage dans le rayon CHOCOLAT peut durer jusqu'à 30 minutes... Oui... Il me faut au minimum toutes ces précieuses minutes pour observer ces petits parallélépipèdes sous toutes les coutures !

C'est ainsi que j'ai découvert, et goûté évidemment, une tablette de chocolat avec des Sma**ies dedans...  Mais bon, je devais être la seule à apprécier ce mélange car je n'en trouve plus depuis un peu plus de deux ans...

Lorsque mon voyage dans le monde chocolaté est terminé, sans pour autant avoir déposé obligatoirement une tablette dans mon panier, je me déplace jusqu'au rayon placé juste derrière... afin d'aller observer un produit que je tente de supprimer de mon alimentation à cause de mon cholestérol... Mais c'est peine perdue puisqu'en moyenne une fois tous les deux mois, je craque et je dépose un de ces petits pots en verre rempli de ce doux mélange de chocolat, de noisettes...
Vous avez tous, évidement, reconnu le NUT***A !!

Je tente de craquer le moins souvent possible...

Tout en flânant autour de ces petits pots de verre de différentes tailles, mon oeil expert en chocolat aperçoit un autre pot de chocolat à tartiner : Pur Plaisir de NewTree...
Je commence par observer sous toutes les coutures ce petit pot de verre provenant de Belgique...

Le ton est donné sur l'étiquette : 0% d'huile...  Je m'intéresse donc d'un peu plus près aux ingrédients... A la première lecture, en diagonale, cela paraît beaucoup moins gras que le nut***a...

Je me laisse donc tenter par ce petit pot de chocolat à tartiner en le plaçant dans mon panier, juste à côté d'une salade, de pommes, d'oranges...

Arrivée chez moi, je n'ai pas pu résister très longtemps avant d'ouvrir le pot...
Je suis d'abord surprise par la texture beaucoup moins onctueuse et me semblant peu adaptée afin d'être tartinée sur un morceau de pain... En même temps que cette phase d'observation, je respire l'odeur s'émanant du pot : pas de doute, il y a bien du chocolat là de dedans.

Une fois l'oeil et le nez envoûtés, je me lance dans le test gustatif... A l'aide d'une petite cuillère en plastique orange, je prends un petit peu de cette pâte à tartiner. Et là, le goût me charme... J'en reprends de suite une autre toute petite cuillère...

Ensuite, je passe au dernier test : celui du "tartinage"...

Et bien, ce n'est pas gagné !! Comme j'ai pu le remarquer dès l'ouverture du pot, la consistance de cette pâte est loin d'être adaptée au "tartinage". Une fois ma tartine prête, je suis très déçue par le goût du premier morceau croqué... Je ne retrouve pas du tout le goût du chocolat !! Il ne me reste qu'un arrière goût de je ne sais quoi dans la bouche... Mais c'est loin d'être succulent et envoûtant... Je retente tout de même l'expérience en croquant de nouveau dans mon morceau de pain... Et là, toujours la même grimace !!! C'est sans appel et définitif !

Pur Plaisir est excellent à la petite cuillère, tout comme le nut***a, mais par contre en accompagnement d'un morceau de pain, on oublie très vite et on se rabat sur le nut***a qui ne sera pas encore détrôné...
 

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Poisson d'avril...


Hier soir en me couchant, je me suis demandée ce qui allait bien pouvoir se passer en ce premier avril...

Vu l'humour décalé de mes collègues, j'avais un peu peur... Quoi que, cela ne peut pas être pire que les paroles entendues vendredi et le fait de se retrouver enfermer dans une salle... Et oui, je n'arrive pas à être tranquille...
A chaque heure de cours, c'est la même angoisse... Surtout qu'en ce début de semaine, je suis au troisième étage et donc s'échapper par les fenêtres en cas de feu est un peu trop risqué... Du coup, pour me tranquilliser, je fais mes cours la porte ouverte...

Ce matin, j'ai donc flâné un peu plus longtemps dans mon lit... en espérant trouver une quelconque maladie... mais, rien... je ne me suis rien trouvée pouvant justifier un arrêt arrêt maladie.
Je suis donc partie assurer mes trois heures de cours de la journée.

Rien à signaler de particulier de la part de mes collègues... Une salle des profs très calmes...
En fait, mon unique poisson d'avril fut imaginé et réalisé par une de mes classes de 5ème...
 
Ils sont rentrés en classe en discutant et chahutant comme d'habitude... Ce n'est que lorsque j'ai baissé la tête pour remplir le cahier d'appel qu'ils se sont tous couchés sur leur table et quelques uns ont émis des petits bruits de ronflement... En fait, j'ai très vite levé la tête car je trouvais que la classe était très silencieuse par rapport à d'habitude !! Cela fait bizarre de les voir tous allongés la tête sur leur bras... J'ai souri et je leur ai indiqué que ce n'était pas le jour pour dormir... Ils ont tous levé la tête et ont répondu en coeur :
     "Poisson d'avril madame!! Et si, c'est le jour pour cela madame !!"
J'ai trouvé cela vraiment adorable. Dans cette classe, il règne vraiment une très bonne ambiance...
Ce n'est pas le cas de la classe dont je suis prof principale...
En ce moment, tout le monde insulte tout le monde...

Hier, A. a commencé par vouloir étrangler S. qui a gardé les marques durant tout le cours d'E.P.S.... Ensuite, il a voulu écraser la tête de B. contre un mur... La prof d'E.P.S. a été obligé d'enfermer toute la classe dans un vestiaire et de l'isoler seul dans une autre salle, alors qu'il hurlait que demain il venait avec un couteau pour tuer tous ces c****...

Quel plaisir de s'occuper d'une telle classe et de se sentir soutenu par ses supérieurs hiérarchiques... qui vous indique en vous regardant droit dans les yeux :
"Il va falloir que vous solutionniez cela très rapidement..."

Je vais devoir sortir mon costume de wonder woman !!

Du coup, aujourd'hui, j'ai joué la méchante prof... Sur un ton monotone mais ferme, le même que celui de mâchoire bloqué, j'ai tenté une nouvelle fois de leur expliquer que la perfection n'existait pas et que tout le monde devait commencer par se regarder dans un miroir avant d'insulter les autres...
J'ai ensuite expliqué qu'il y avait aussi le risque que les parents des élèves, subissant ces supplices, fassent une main courante ou même de déposer une plainte contre eux, donc contre leurs responsables légaux...

Je ne pense pas que mon discours va régler quoi que ce soit... J'ai joué mon rôle de prof principale... J'ai fait un quart d'heure de moral comme on me l'a demandé... En plus, demain, l'infirmière va intervenir dans la classe afin de faire un laïus sur le respect des autres... une nouvelle bouteille à la mer...

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Un jour presque normal...

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La vie dans le monde des Bisounours continue...
Une vie toujours aussi charmante...

Pourtant, tout avait bien commencé ce matin : mes classes ont été adorables... Pas un cri, pas une porte claquée... Des cours normaux et surtout j'ai eu l'impression de faire des maths !

Mais cet après-midi, tout fut permis...

Tout a commencé par le pervers de maths (qui a un gros 4x4) à 13h30  :
    "Put***, la voiture. C'est pour compenser ta seule gueule que tu as une aussi belle voiture !!!"
Ma réponse :

    "Au fait, tu sais avec quoi on peut faire rimer grosse voiture ? Petite..."

Je me suis moi-même autocensurée, mais le ton était donné...  et bien donné !

Dès la première heure de cours, avec mes troisièmes préférés, l'élève C. s'est mis à me hurler dessus... Il m'accusait d'avoir dit à la mère de l'élève B. que c'était de sa faute si B. ne travaille pas... Je lui ai expliqué que tout d'abord je n'ai pas d'explications à lui donner et qu'avant de me hurler dessus et de m'accuser, il serait préférable qu'il vérifie ses sources...  Il a continué à hurler durant cinq bonnes minutes tout en donnant des coups de poing dans sa table placée juste devant mon bureau... S'il n'y avait pas eu le bureau et la table devant moi, je pense qu'il m'empoignait, me collait au mur et me mettait son poing dans la figure... Une fois calmée, j'ai dit à B. : "Merci !"
Ensuite, le cours s'est passé tranquillement :
E. a collé sa table au mur du tableau comme il me l'avait indiqué hier lors de la réunion parents-profs...
Y. nous a fait une magnifique bannière sur son quartier.
A. a rigolé telle une dinde pendant une heure juste en regardant L.

J., d'habitude très calme et silencieux, a été survolté durant tout le cours...
La raison d'après Y. : il voyait sa copine après le cours et il avait faim... tout comme A. qui a toujours faim a-t-il rajouté !!

Puis, sont arrivés les bébés sixièmes.
Une heure de repos en perspective, et surtout une heure durant laquelle je fais des maths pour des élèves qui ont envie d'apprendre...
Alors que je leur expliquais comment construire la bissectrice d'un angle donné en utilisant le compas, tout en leur indiquant qu'ils devaient mémoriser cette technique pour l'année prochaine, les élèves ont dit :
    "On aimerait bien vous avoir l'année prochaine madame, car on n'aime pas les autres profs de maths."
Sur ces mots très gentils, j'ai répondu :
    "Les autres  sont aussi de très bons profs. Cela fait du bien de changer de prof d'une année sur l'autre afin de travailler d'une autre façon."
Sur ces quelques mots très difficiles à dire, M.L. rajoute :
    "Mâchoire bloquée, elle est très méchante. On peut à peine respirer dans ses cours et elle colle pour rien du tout. J'ai une copine qui a eu une heure de retenue car elle demandait un mouchoir en papier !"
G. rajoute :
    "Le pervers, il nous insulte tout le temps et il hurle tout le temps. Vous vous hurlez un peu, mais c'est toujours parce qu'on a fait une bêtise. Lui, il hurle pour rien."
M.L. rajoute, en parlant de diagonale :

    "Il y en a un qui des yeux bizarres. Il louche tout le temps et il est le seul à rigoler lorsqu'il fait des blagues." 
Un seul de mes collègues n'avait pas été analysé : G. Alors que j'allais reprendre la parole, H., un excellent élève réservé, dit :
    "G., elle est gentille, mais elle fait des choses trop simples. Nous on fait vraiment des maths !"
Je leur ai indiqué qu'ils pouvaient penser ce qu'ils voulaient des professeurs, mais ils n'avaient pas à le dire. J'ai rajouté que c'était de très bons professeurs de mathématiques et que dans tous les cas, ils feraient le programme de cinquième ! Sur ces beaux propos, L. rajoute :
    "Pourquoi vous les défendez car ils sont méchants avec vous et ils ne disent pas des choses gentilles sur vous."
En gardant mon calme et surtout un visage neutre, je rajoute :
   
"Je ne vois pas pourquoi vous dites cela. Vous écoutez les rumeurs et vous apprendrez que c'est souvent des choses fausses qui circulent... Donc à présent, le débat est clos et que j'aime ou je n'aime pas mes collègues cela n'a pas d'importance. Ils font des maths et ils le font aussi bien que moi." 
Puis j'ai entendu comme un cri du coeur :
    "Nous, on vous aime madame et on vous veut l'année prochaine. Vous êtes la meilleure prof de maths !!"
A cet instant-là, un sourire est venu orner mon visage... Cela fait du bien d'entendre tout ceci...
J'ai fini cette heure sur un nuage, le nuage des Bisounours !!! Du coup, j'en ai oublié de leur donner un exercice ...

Enfin, la dernière heure est arrivée.
J'avais uniquement un groupe de 6 élèves de sixième pour une aide individualisée.
Nous sommes tous rentrés dans la salle calmement. Je leur ai distribué la feuille d'exercices qu'ils allaient devoir faire durant cette heure.
Tout à coup, quelqu'un a frappé à la porte et j'ai donc dis : "Entrez."

Mais voilà, personne n'est rentré... J'ai donc demandé donc à M. d'aller ouvrir la porte car celle-ci devait être bloquée. Et voici donc M. en train de tenter d'ouvrir la porte... une porte fermée à clé...

Sur le moment, je ne savais plus quoi faire... Je cherchais comment cette porte avait pu se retrouver verrouillée alors que nous étions dedans et que j'avais les clés... Heureusement que la surveillante de l'autre côté a eu la bonne idée de l'ouvrir... Une fois la surveillante partie, j'ai expliqué à mes élèves que ce qui venait de se produire peut être dangereux et surtout, il est interdit de fermer une porte à clé.

En effet s'il y a le feu, il faut pouvoir sortir rapidement. J'ai rajouté :

    "Heureusement que nous sommes au rez-de-chaussée et que vous êtes tous petits et fins comme cela on aurait pu se glisser par les fenêtres..."

Et là, j'ai eu six élèves qui éclatent de rire car ils s'imaginaient en train de s'échapper de la salle par la fenêtre.

R. a indiqué qu'elle aurait eu des difficultés. Je lui ai fait remarquer que fine comme elle est, elle se serait faufilée sans aucun problème.

M. a commencé à s'imaginer rester tout un week end bloqué dans la salle de maths et a rajouté qu'il se serait retrouvé bloqué dans la fenêtre.

Je lui ai indiqué que je me serais inspirée des dessins animés s'il avait été bloqué : un bon coup de pied aux fesses l'aurait aidé à sortir !!

Tout le monde a bien ri et l'heure est très vite passée...

Malgré un début d'après-midi assez tendu, ces deux dernières heures de cours m'ont redonné du baume au coeur !!

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Je ne devais rien écrire...

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Et une fois de plus en un clic, je suis retombée sur une chanson que je cherchais sans chercher vraiment...
Bon ok... je suis la princesse de la chanson sans titre !!

Aujourd'hui je n'ai rien de particulier à raconter... Un jour de plus dans ce collège qui ressemble de plus en plus à une prison... un jour identique aux autres avec les nouvelles bêtises de Bi., uniquement, puisque N et B sont exclues...

Je jette donc une bouteille à la mer...
Dans cette bouteille, j'y glisse un papier...

Sur ce papier, j'y ai écrit quelques phrases...
Quelques phrases pour dire les choses...
Des choses pas toujours simples à porter...

Enfin, bref... 
Demain, je vais me lever à 6h30, comme tous les mercredis...
Comme tous les mercredis, je vais compter les jours qu'il reste avant le week end...
Un week end de plus au milieu des copies...

Demain, quelqu'un trouvera peut-être cette bouteille...
Quelqu'un lira ce message...
Demain, tout changera peut-être...
L'espoir fait vivre...

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El condor pasa...

Parfois on cherche la musique qui nous permettra de nous isoler loin du monde réel...
On cherche cette mélodie qui va nous permettre de s'évader par la pensée...

Tout à coup, j'ai repensé à mon enfance et aux 33 tours de mes parents... et en particulier à cette musique.

En fermant les yeux, je pars dans un autre monde, un autre pays...
Bonne écoute. 

 

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Je veux du chocolat...


Enfin en week-end !!!

Et ce n'est pas n'importe quel week-end... C'est celui de Pâques!!
Celui où il y a des gentilles cloches qui nous apportent des chocolats...
Celui où je vais pouvoir me reposer le lundi...

Je vais donc profiter de ces trois jours pour aller me mettre au vert et aux chocolats...
J'en ai bien besoin après une journée comme celle-ci.

Dès ce matin, mon principal m'a raconté les derniers exploits de deux élèves de la classe dont je suis prof principale. Il m'a d'abord demandé de deviner qui... Et sans hésitation, j'ai donné deux prénoms : B. et N.... J'avais pourtant le choix avec deux autres, mais en ce moment, elles remportent toutes les oscars ces deux élèves !!
Mais alors, qu'ont-elles pu bien faire ?

Hier après-midi, B. et N. sont revenues au collège avec un briquet et des pétards... Jusqu'ici, elles ont juste enfreint le règlement intérieur du collège... Mais lorsqu'elles ont décidé de les allumer et de les lancer sur les autres élèves, elles ont mis en danger la vie des autres... Une sanction fut décidée sur le moment : trois jours d'exclusion. Les parents de B. et N. ont donc été appelés afin qu'ils viennent les chercher et signe l'avis de renvoi...

La mère de N. est arrivée très rapidement et très incommodée par l'attitude de son enfant... Elle s'est excusée et a expliqué qu'elle tentait de faire de son mieux, mais que depuis qu'elle s'était retrouvée seule pour élever ses enfants, elle fut très vite dépassée par leurs bêtises. Un éducateur l'aide dans leur éducation, mais elle voit bien que rien n'y fait et N. fait ce qu'elle veut... Très calmement elle est repartie avec N.

Ensuite, la mère de B. est arrivée... Ce ne faut pas la même chose... Cette dame a commencé par se jeter sur sa fille afin de lui donner des coups de pied et de poing... B. s'est alors mise à hurler et à insulter sa mère... Il a fallu très rapidement les mettre dans deux pièces différentes afin de les calmer...
Au bout de 30 minutes d'isolement, la mère est repartie avec la fille... En écoutant ce récit, je me suis sentie totalement démunie... Je ne suis pas assistance sociale... Je suis juste prof de maths...

Je me dirigeais vers la salle des profs, lorsque l'oiseau, posté à l'accueil, nous interpelle afin de nous raconter les dernières exploits de Bi, un autre cas élève de la classe.
Sur le moment, j'ai regardé le plafond et je me suis demandé si j'étais vraiment obligée d'écouter !
Je n'ai pas eu le choix. Elle avait déjà commencé à raconter l'histoire...
Hier, le frère de Bi lui a emprunté son ballon de foot afin d'aller jouer avec ses copains. Bi n'a pas été invité à participer à ce match... Très en colère, il s'est donc amusé à donner des coups de pied dans une voiture. Lorsqu'on lui a expliqué qu'il n'avait pas le droit de faire cela, il a répondu tout simplement: "Et bien, t'as qu'à me donner un ballon et j'arrêterai de taper dans la voiture !" La suite est inconnue à ce jour... mais certainement qu'il y aura une suite...

La tête remplie de ces trois histoire, j'ai enfin pu aller me repose en salle des profs avant d'aller affronter cette classe justement, sans B. et N. ... mais avec Bi.

La journée s'est ensuite déroulée comme d'habitude...

Il y a juste eu à 13h la seconde réunion avec mes collègues de maths afin de finir le document que nous allions transmettre au principal...
L'ambiance fut très tendue... Mâchoire bloquée tirait une tête de six pieds de long... Elle a commencé par dire qu'elle ne savait pas écrire, je m'en étais aperçue, et qu'elle faisait des fautes d'orthographe. Elle restait; cependant, ouverte à tout changement ne venant pas de moi.
G. fut très gentille et commença par dire que tout était parfait et qu'elle n'aurait pas mieux fait... Je me suis donc contenue et j'ai décidé de ne pas m'exprimer sur la lourdeur de ses phrases...
Malgré tout, il y avait un point qui me dérangeait énormément : l'horaire-élève annoncé était faux... Elle avait un peu tout mélangé... J'ai expliqué ce qui me dérangeait, tout en proposant une solution pour y remédier...

Seulement, Mâchoire bloquée avait resserré les poings, fermé les oreilles et ne voyait pas en quoi cela pouvait être faux et dérangeant. Elle avait, soit disant, écrit la même chose... Pas tout à fait me semblait-il !

G. a alors compris où je venais en venir et en deux mots, elle est arrivée à lui faire comprendre l'importance d'effectuer ce changement, tout en rajoutant que ce qui avait été fait était très bien...
C'était à vomir la façon dont elle prenait des gants pour lui dire les choses et pour la féliciter à tout bout de champ
... Cela m'a totalement révoltée... Mâchoire bloquée est bien la dernière à prendre des précautions pour dire les choses...
Bref, passons. L'essentiel est que nous sommes tout de même arrivées à opérer à ces trois petits changements...
La réunion s'est clôturée par une remarque piquante de mâchoire bloquée envers moi...
Elle m'a juste indiqué qu'ils n'allaient pas se battre inutilement pour moi si j'avais envie d'avoir un complément de service dans un autre établissement... Avec les moyens horaires proposés, il est possible de faire 5 services à 18 heures, et donc, il n'y a aucune raison pour que je parte faire un complément de service ailleurs, à moins que je le souhaite vraiment. Elle a rajouté que cela était possible et que je ne devais pas hésiter de dire que je voulais partir un peu de l'établissement...
Après avoir répété encore au moins cinq fois la même chose, j'ai enfin pu m'exprimer... J'ai ravalé ma colère et mon envie de lui mettre mon poing dans la figure. Je m'en suis sortie par une réponse assez bateau :

"Aucun professeur ne rêve de travailler sur deux établissements. Et que s'ils devaient se battre pour garder 5 temps complets, ils n'allaient pas se battre pour  moi en particulier, mais plutôt pour une personne."

La réunion s'est terminée sur cette note plutôt tendue... G. se sentait assez mal à l'aise car elle aussi avait trouvé indélicat de la part de mâchoire boquée son discours. T. a juste rajouté qu'il avait connu cela de travailler sur deux établissements et que c'est loin d'être le top ! Une nouvelle fois, elle venait de faire son adjudant chef et tout le monde se mettait à ses pieds... sauf moi... De toute façon, ils seront les derniers à savoir ce que je pense vraiment ! Il est certain que je souhaite partir, mais pas pour n'importe quel poste... Je suis donc partie avec une légère boule au ventre assurer mes cours de l'après-midi...

Je me suis vraiment sentie soulagée lorsque la sonnerie de 17h a retenti...
J'ai rangé mes affaires et j'ai pris la direction de la sortie...

Sur le chemin, j'ai croisé mon principal à qui j'ai souhaité un bon week-end. Il m'a gentiment répondu en rajoutant :

"N'oubliez pas que l'on ne travaille pas lundi..."

Comme si j'allais oublier cela... 

Me voici donc en week-end... dans quatre semaines, c'est les vacances ! Mais en attendant :
Vive le chocolat !!! 
 
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Layla...

En ce moment, je retombe par hasard sur des chansons qui trottent dans ma tête depuis quelques temps... chansons dont je n'arrive pas à me souvenir ni le titre, ni le chanteur...
Celle-ci je l'ai dans la tête depuis un très grand nombre d'années... plus de 10 ans...
Je n'ai jamais cherché ni le titre, ni l'interprète... La voix me disait quelque chose mais sans jamais pouvoir y mettre un nom... Et ce soir, au hasard d'un clic, j'ai eu comme un électrochoc : la voici cette chanson que je fredonne depuis tellement longtemps...

L'écouter, de nouveau, me ramène à la période où j'étais étudiante à P**...
Malheureusement, elle me rappelle aussi un événement triste...

Cette chanson est entrée dans ma tête, pour ne plus en ressortir, le jour où je suis allée à l'enterrement d'une amie qui avait à peine 20 ans lorsqu'elle a décidé de ne plus vivre...

Ce moment reste un peu flou dans ma tête... Je ne me souviens pas en avoir parler autour de moi...

En fait, j'ai eu l'impression de vivre ce moment sans le vivre, puisqu'il m'arrive souvent de dire que je n'ai jamais assisté à un enterrement...
Et pourtant, j'y étais !
Je revois l'église : une petite église en haut d'une colline... Je revois la marche jusqu'au cimetière juste en face... Je me souviens, qu'il avait plu le matin, mais que l'après-midi, le ciel était bleu et le soleil bien présent... Je revois sa soeur C.

Des images dans un coin dans ma tête... Des images toutes douces et chaleureuses malgré l'événement qui m'ont amenée dans l'église de ce petit village...

Ce fut un enterrement mystérieux... Il y avait un "je ne sais quoi" qui faisait fleurir comme un sourire sur mes lèvres... Pourtant, j'étais très triste de sa disparition... mais peut-être que ce sentiment de paix et de bien-être venait du fait qu'au fond de moi, je sentais que là où B. se trouvait, elle était heureuse à présent...

Cette chanson est donc rentrée dans ma vie et ma tête le jour de son enterrement... je l'associe donc à cette amie.

Cette amie que j'avais croisée deux jours avant sa mort...
Nous avions discuté de tout et de rien : de nos projets, de notre avenir, de son envie de tenter de passer le permis (elle revenait d'une leçon de code), des injustices autour de nous, de chocolat (oui, oui... c'était une très grand passionnée de chocolat tout comme moi !). Ce jour-là, elle était très souriante et m'avait donné l'impression qu'elle avait envie de vivre et de tout faire pour obtenir ce qu'elle voulait...

Hormis cette chanson, je me souviens d'elle pour une autre raison : c'est elle qui m'a fait découvrir mes premiers produits bios et écologiques. Elle faisait très attention à notre environnement... 

Malheureusement, elle avait au fond d'elle une très grande colère envers la société... une colère envers l'injustice présente dans ce monde... Elle tentait, à sa façon, de faire changer les choses. Elle tentait de garder son identité et sa personnalité dans ce monde conformiste...

Je l'ai toujours sentie un peu fragile...
Je la revois dans ses périodes euphoriques, prête à détruire tous les murs se mettant sur son chemin... et ensuite dans ses périodes dépressives où elle ne comprenait pas pourquoi tout était si difficile, pourquoi les gens pouvaient être si méchants et égoïstes... Dans ces phases-là, elle errait, seule, dans les rues de la ville en pleine nuit... Et, justement, un soir de mars, un soir de pleine lune, elle a décidé que la vie ne servait plus à rien...

Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu cette chanson dans la tête... le hasard a voulu que je la retrouve aujourd'hui... date anniversaire de son enterrement...
 

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A ma place...

free music

 
En ce moment, j'ai envie de faire une chose...
Une chose totalement non raisonnable...
Une chose qui ne pourra rien m'apporter de positif...
Une chose que je m'interdis de faire, juste pour me sauvegarder...

J'ai toujours fait ce que j'avais envie afin de ne pas regretter ensuite... Mais cette fois, il ne faut pas...
Je dois justement réfréner cette envie afin de ne pas regretter, ne pas me sentir stupide et surtout ne pas remettre une nouvelle fois un compteur à 0...

A ce jour, il est à 5. 5 mois que je tiens et que je n'ai pas craqué...

Il serait stupide que je n'arrive pas à dépasser cette envie...
Stupide de voir ensuite ce sentiment de culpabilité qui m'envahira si je le fais...

Cela ne me conduira à rien et confirmera ce que je sais déjà...
Je sens l'envie grandir de jour en jour depuis une semaine...
J'y pense de plus en plus... mais j'arrive encore à dire non !

Je tape frénétiquement sur mon ordi des cours, des fiches d'exos, des mini-interrogations, des interrogations, des devoirs maisons...
Mais dès que l'inactivité me guette, je me dirige vers cet endroit interdit... et je me laisse tenter... juste cinq minutes mais cinq minutes de trop...

Demain sera un jour de plus... Demain, je ferai tout pour ne pas craquer...

Ce sentiment, je le connais trop bien...
J'ai appris à le surmonter périodiquement. La dernière fois, c'était il y a un mois...
Malheureusement, chaque fois, j'oublie comment j'ai fait pour ne pas craquer.
Il faudrait que je note cela quelque part, dans mon petit carnet kukuxumusu bleu vert avec un ti'lion, une tit'grenouille, un ti'panda et un ti'cochon tout rose...

Je dois absolument renvoyer cette chose au plus profond de moi et régler cette envie une bonne fois pour toute... Arriver à trouver pourquoi elle revient, pourquoi c'est une obsession, pourquoi parfois je n'arrive pas à la réfréner, pourquoi je n'arrive pas à la ranger pour de bon dans une petite case... Pourquoi est-ce si difficile ? Je dois trouver la réponse pour ne pas me laisser ré envahir par cette chose dans une heure, un jour, une semaine, un mois...
 

Cette chose me torture, me tourmente...
Je dois laisser couler ces larmes qui me libèrent...
Ces larmes qui me permettent de voir que l'origine de cette chose est profonde et dérangeante... que cette chose me touche encore énormément...
Un jour, cette chose sera classée... et lorsque j'y repenserai, un sourire fleurira sur mes lèvres...
Chaque jour m'aide à avancer... chaque jour m'aide à soigner cette chose... 
Vivement demain... Vivement dans une semaine...  

PS : cette chose est comme une maladie pour moi... prononcer, écrire le mot  concerné ne m'est pas simple...
voilà pourquoi je reste si énigmatique, que je ne nomme à aucun moment cette chose par son mot et que ce texte peut vous paraitre incompréhensible et mystérieux.

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PIF... PAF... POF...

Malgré tous mes problèmes avec ma boite aux lettres, il m'arrive de trouver du courrier lorsque je l'ouvre...

J'y ai déjà trouvé la photo du Canada de Bulledamande, qui a trouvé sa place dans un cadre IKE*, le DVD musical de Lostinea, que j'écoute presque tout le temps, puisque depuis il s'est logé "dans" mon ordi, il n'est pas arrivé à en ressortir...

Et aujourd'hui, en rentrant de mes 4 heures de cours, la tête envahie par une migraine qui persiste depuis hier après-midi, j'ai découvert une grande enveloppe venant du Japon...
Vous avez bien lu... Alors qu'il faut que je m'y reprenne à deux fois pour recevoir ma carte verte venant de la ville où j'habite... six jours après son envol, je reçois un courrier du Japon !
Sur le moment, j'ai cherché qui peut être au Japon en ce moment... et tout à coup: P.I.F : pay it forward !

Au mois de décembre, lors des nombreux P.I.F. qui fleurissaient sur les bulles et blogs, j'ai gagné grâce à Marie à Tokyo, une splendide photo du Japon : le parc Suizenji de Kumamoto (que l'on peut voir ici)

Donc, un très grand MERCI à Marie qui d'ici un peu plus de deux mois sera en Arizona. 

MERCI ! LA PHOTO EST SPLENDIDE.
Merci pour ce voyage au pays du soleil levant... 
 
free music
 

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